Interviews métiers

Teinturier couleurs et teintes

 

 

 

 

Philippe, 43 ans

Teinturier dans une entreprise d’ennoblissement textile de 50 salariés

Philippe évolue dans l’industrie textile depuis de nombreuses années. Entre savoir-faire et rigueur, cet amoureux des teintes décrypte sa profession.



Quel est votre parcours ?
J’ai un parcours atypique. Après mon service militaire, je ne savais pas trop vers quel métier m’orienter. A tout hasard, j’ai fait un essai comme teinturier dans un groupe industriel de textile. L’expérience m’a plu immédiatement. Après avoir passé 3 ans dans cette structure, j’ai ensuite été recruté par mon actuel employeur.

Comment avez-vous été recruté ?

C’était il y a 17 ans. Le responsable de production d’une société concurrente me connaissait et m’a proposé de venir travailler avec lui. Alors que j’évoluais jusque là dans la maille, j’avais la possibilité d’entrer dans l’univers de la dentelle. Tenté par le challenge, j’ai accepté la proposition.

En quoi consiste votre métier ?
Mon rôle est d’appliquer sur une pièce de dentelle une formule de teinture élaborée par le responsable de laboratoire. Je lance ensuite cette pièce dans une machine avant de la sortir pour essorage.

Quelle est votre journée type ?
Je travaille en 3X8, je peux donc être du matin, de l’après-midi ou de nuit. Je surveille généralement 6 machines durant mon service. Selon les besoins de la production, je change les pièces et leur applique différentes formules.

Quels aspects de votre profession appréciez-vous le plus ?
Les couleurs comme les supports à créer (laine, soie, polyamide…) sont très variés. Un jour ne ressemble pas à l’autre, et il faut savoir se remettre en cause. Le rouge que l’on applique sur une machine n’est pas forcément le même rouge appliqué sur une autre, il faut être très vigilant.

Quels sont les inconvénients de votre métier ?
Les inconvénients de mon métier tiennent principalement aux conditions de travail : le bruit des machines, les odeurs, ou encore la manipulation de produits chimiques, qui peut se révéler dangereuse.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent exercer votre profession ?
Devenir un bon teinturier prend du temps. Cela nécessite de la patience et, surtout, de la passion. Les jeunes doivent avoir conscience que c’est un métier particulièrement exigeant.

 

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