Interviews métiers

PatronniÚre - Gradueuse 

 

 

 

Sylvie, 44 ans

PatronniĂšre dans une entreprise d’habillement de 35 salariĂ©s 

À partir d’indications techniques, le patronnier-gradeur « cartographie » le futur vĂȘtement : taille du col, emplacement des poches, taille des boutons
 Autant de caractĂ©ristiques essentielles qui, regroupĂ©es, constitueront le patron avant la future dĂ©coupe et permettront Ă©galement de dĂ©cliner le modĂšle en diffĂ©rentes tailles.

 

Comment avez-vous intégré votre entreprise actuelle ?
J’ai tout d’abord obtenu un CAP MĂ©tiers de la Mode. Lorsque j’ai commencĂ© Ă  travailler, je montais des parties de vĂȘtement. Puis je me suis perfectionnĂ©e et j’ai appris à monter un vĂȘtement dans son ensemble. EmbauchĂ©e par ma sociĂ©tĂ©, je me suis alors orientĂ©e vers le patronnage en optant pour une formation par correspondance. Un apprentissage que j’ai complĂ©tĂ© par une formation au logiciel Lectra afin d’ĂȘtre plus efficace dans mon travail.

En quoi consiste votre métier ?
Je rĂ©alise sur informatique « l’ossature » du futur vĂȘtement en prenant en compte les impĂ©ratifs de production. Je calcule le mĂ©trage de tissu nĂ©cessaire, je positionne, toujours sur informatique, les diffĂ©rentes piĂšces qui composent le vĂȘtement en cherchant Ă  gagner de la place pour ne pas gaspiller de tissu. Je visualise les retouches, les valeurs de coutures Ă  indiquer. AprĂšs je m’attaque Ă  la gradation sur Lectra, c’est-Ă -dire que je dĂ©termine toutes les tailles, de la plus petite Ă  la plus grande, et rĂ©alise un patron pour chacune d’elles. Enfin, je m’occupe de la prĂ©paration des fiches techniques pour chaque produit et gĂšre les fournitures en fonction des besoins de notre production.

À quoi ressemble une de vos journĂ©es types ?
Le matin, je commence Ă  8 h 30. J’étudie d’abord les informations du jour : j’étudie les piĂšces du vĂȘtement et la façon dont elles se montent afin de calculer la valeur de couture. Je dois bien connaitre le modĂšle, pour m’assurer que toutes les piĂšces soient sur le patron, ainsi que toutes les indications techniques nĂ©cessaires pour le futur travail des piqueuses. Aussi, je sors un premier patron test pour m’assurer que tout va bien et apporter d’éventuelles retouches.

Quels sont les aspects de votre profession que vous appréciez le plus ?
La phase crĂ©atrice : le montage de nouveaux modĂšles, leur Ă©tude
 Ça permet de voir toutes sortes de vĂȘtements, de dĂ©couvrir les fantaisies de certains stylistes qui parfois osent des mĂ©langes de matiĂšres pas forcĂ©ment Ă©vidents. Il y a une vraie satisfaction Ă  participer Ă  la conception d’un vĂȘtement !

Quels sont les inconvénients de votre métier ?
Peut-ĂȘtre, Ă  la longue, un problĂšme de vue en raison du nombre d’heures passĂ©es devant un Ă©cran d’ordinateur. Je n’en vois pas d’autres !


Quel conseil donneriez-vous Ă  un jeune qui souhaiterait se lancer dans votre profession ?
D’ĂȘtre patient ! Ce mĂ©tier requiert une certaine dextĂ©ritĂ© et demande de la concentration. Mais aussi un savoir-faire, une dose de pratique qui s’acquiĂšrent avec le temps. Le secret du patronnage ? Garder une vision d’ensemble sur le processus de fabrication du vĂȘtement. C’est essentiel pour bien comprendre toutes les subtilitĂ©s de ce mĂ©tier !

 

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